Thèmes

Politique agricole

Politique agricole 2023

Le Conseil fédéral a dévoilé au printemps 2022 ses décisions définitives concernant la trajectoire de réduction qui était la "contre-stratégie" aux initiatives phytosanitaires votées en 2021.

Les changements dans l’ordonnance sur les paiements directs dès le 1er janvier 2023 ne sont pas sans conséquences pour la plupart des exploitations agricoles, particulièrement en zone de plaine et de collines. Beaucoup de changements interviendront.

Concernant les produits phytosanitaires, le CF interdira dès 2023 l’utilisation des produits contenant des substances actives présentant un risque potentiel élevé pour les eaux superficielles ou souterraines. De nouveaux programmes de paiements directs encourageront financièrement la réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires dans les terres assolées et dans les cultures spéciales.

Concernant les éléments fertilisants, le Conseil fédéral supprime dès 2024 la marge des 10% pour l’azote et le phosphore dans le Suisse-bilanz. De plus, les exploitations ayant au moins 3 hectares de terres ouvertes dans les zones de plaine et de colline devront consacrer 3,5% de leurs terres assolées aux surfaces de promotion de la biodiversité. Une nouvelle SPB fait son apparition : les céréales en ligne de semis espacées.

Beaucoup de modifications concerneront le bétail. Une prime sera octroyée par vache si le nombre moyen de vêlage par animal est plus élevé que 3 pour les vaches laitières et 4 pour les autres vaches. Une contribution pour la mise au pâturage des bovins sera octroyée si plus de 70% de la matière sèche ingérée provient de la pâture. Enfin, sur le modèle d’annonce des flux de ferme Hoduflu, les livraisons d’aliments concentrés et d’engrais minéraux devront être communiqués. Pour financer les nouvelles contributions, la contribution de base sera malheureusement diminuée de 300.-/ha.

Afin de vous soutenir au mieux dans la compréhension des changements et leurs impacts sur vos exploitations agricoles, la FRI a mis en ligne un site d’information qui contient notamment un outil de simulation financière. Nous vous encourageons vivement à le consulter : https://sites.google.com/view/modifications-opd-20...

Des séances d'information sur le sujet ont eu lieu en juin. Retrouvez ici les documents présentés:

Priorités 2030

15.10.2018 - Le comité AgriJura a mené une réflexion sur les priorités 2030 pour l’agriculture jurassienne. Pour chacun des huit axes définis, deux priorités ont été ressorties.

Pour l’angle organisationnel : la promotion professionnelle et le renforcement des synergies entre les organisations professionnelles par l’implication des acteurs et des instances, au travers d’échanges réguliers.

Pour l’angle économique : préserver l’aire agricole face aux emprises extérieures et garantir les possibilités de développement structurel de l’agriculture. En plus de l’amélioration des revenus, soutenir en priorité les projets ayant de bonnes perspectives d’amélioration des revenus et ceux amenant de véritables avantages aux exploitations ainsi que sensibiliser aux solutions de prévoyance individuelle et collective.

En matière de politique agricole et de paiements directs : disposer d’un système de paiements directs compréhensible, défendable et homogène et maintenir les montants globaux de paiements directs obtenus par l’agriculture jurassienne ainsi que maintenir la protection à la frontière et, pour la viande, la prestation en faveur de la production indigène.

Pour les améliorations structurelles : augmenter les moyens en faveur des améliorations structurelles et s’efforcer de réduire les cofinancements à charge des cantons.

En matière de formation : intensifier les approches technico-économiques et systémiques (durabilité) ainsi qu’améliorer l’organisation du travail et la qualité de vie.

Pour la vulgarisation : intensifier les actions dans l’objectif de réduction des coûts et doser les efforts en fonction du potentiel pour l’agriculture jurassienne.

Pour l’angle écologique : raisonner l’application des produits phytosanitaires et engrais avec les quantités adaptées et au bon moment (formation, échanges, suivi technique) ainsi que raisonner l’utilisation d’antibiotiques par la collaboration entre les différents acteurs et par le recours à des solutions alternatives (homéopathie). Anticiper les changements climatiques par l’adaptation des cultures et mélanges fourragers.

Enfin, pour l’angle social : thématiser la qualité de vie (jours de repos, vacances, horaires) et proposer un coaching administratif et entrepreneurial.

Bien évidemment que les priorités peuvent être amenées à évoluer en fonction de changements majeurs des conditions-cadres.

PA 2014-2017

Publicité